Résumé
Les écrivains africains vivant en Europe, en général, et ceux vivant en Belgique, en particulier,
produisent les œuvres dites de la migritude. Ces œuvres sont ainsi appelées, parce qu’elles sont non
seulement produites à l’étranger, mais aussi, parce qu’elles développent très souvent le thème de
l’immigration et celui de l’exil. Nous devons cette appellation à Jacques Chevrier qui en est le créateur après
avoir constaté l’émergence de ces thèmes dans cette catégorie d’œuvres. Ces écrivains sont aussi appelés
auteurs de la migritude. Le roman de Charles Djungu-Simba, Ici ça va s’inscrit dans cette mouvance-là.
Dans cette production littéraire, les différents narrateurs racontent leurs récits tantôt à la première tantôt
à la troisième personne. Les personnages de ce roman effectuent soit un exil géographique, soit un social,
soit un psychologique ou soit un historique comme théorisé par Mwatha Musanji Ngalosso. Toutes ces
catégories d’exil, avons-nous constaté, sont soit volontaires soit involontaire, mais dans tous les cas, les
personnages éprouvent le sentiment de sympathie et d’antipathie respectivement envers l’espace
géographique européen et africain. L’exil géographique, tel que raconté dans Ici ça va, par les narrateurs,
s’effectue généralement de l’Afrique vers l’Europe même si, en des occasions rares, certains personnages
effectuent un exil dans le mouvement inverse.
Mots clés : Exil, migritude, migration, immigration, émigration.