Résumé
Cet article explore le vécu des vendeurs des fruits au sein du quartier Kyeshero. Il utilise une
méthodologie mixte dans le but de cerner la nature et l’étendue des activités de vente des fruits dans ce
coin de la ville de Goma ainsi que les risques qui y sont communs. Une approche qualitative suivie par
celle quantitative ont servi dans la présentation et l’analyse des données, tout d’abord descriptive puis
statistiques en utilisant des logiciels dont Kobo collect et SPSS. Les découvertes sont telles que l’industrie
de la vente des fruits est majoritairement informelle et dominé par les femmes qui travaillent en synergie
au sein des réseaux qui vont du quartier Kyeshero au de la ville vers les communes rurales et la province
du Nord-Kivu en général. Les femmes sont regroupées tour à tour dans les tontines de solidarité, les
ristournes et le partage des informations relatives à leur métier au sein de l’économie informelle. Les
risques sont gérés par le biais de l’expérience du vécu quotidien et la vente des fruits procure des gains
qui permettent de soutenir les ménages et assurer le bien-être économique. Les recommandations sont
telles que le gouvernement en place pouvait investir dans la formation des individus impliqués dans ce
commerce, femmes en particulier, dans le but de renforcer leurs capacités en matière de gestion des
risques pour une meilleure prise en charge des risques dans ce métier ou les contributions aux taxes de
l’Etat sont considérables. En outre les politiques publiques votées pourraient tenir compte des difficultés
que traversent les femmes impliquées dans le travail de la vente des fruits, un métier qui rend des services
énormes aux ménages qui dépendent des fruits pour la nutrition, la sante, l’environnement au sein de
l’économie locale.
Mots clés : Pratique, Gestion, Risques, Vendeurs des fruits, Quartier Kyeshero